chronique, critique : Rinocerose - Futurino | laurel-LD, le magazine francophone de la critique musicale
On a grand plaisir à retrouver Rinôcérose en pleine forme. Ce combo français originaire de Montpellier occupe depuis une dizaine d’années la scène House française avec une musique mélangeant électro et guitares. Un duo qui connut un véritable succès populaire sur le tard, malgré des qualités évidentes étalées sur des disques à la croisée du son des clubs et d’une électronique plus aventureuse. Un disco rock léché que l’on retrouve ici pour un Futurino de grande classe.
Le groupe durcit le ton; les percussions tapent, les basses en imposent, les guitares abrasives font s’envoler des morceaux taillés pour les pistes de danse. Autrefois défricheurs mais maladroits (Music kills me), puis sûres d’eux mais un peu plats (Rinôcérose), le groupe semble atteindre ici son meilleur.Décomplexé, le duo nous prouve qu’il a enfin trouvé sa voie, entre bande FM et exigence artistique sans renier une nouvelle fois une certaine attirance pour l’autre côté de l’Atlantique. Un rock électronique fortement influencé par le rêve américain plus que jamais apparenté au métissage; Une volonté d’éclater un bonne fois pour toute les conventions et les barrières qui segmentent la musique depuis l’explosion des courants musicaux à la fin des 50’s. Des musiciens électroniques français au pouvoir de séduction massif, enfin maîtres de leur musique et prêts à prouver une nouvelle fois au monde que l’on doit compter sur eux. On finirait presque par s’habituer.